Arthrose du genou : voici ce que vous devez savoir

Arthrose du genou

Monter un escalier ou sauter sont des gestes quotidiens qui ne demandent normalement aucun effort. Ce n’est cependant pas le cas pour les personnes souffrant d’arthrose du genou. Les symptômes ressentis vont de la raideur et l’inflammation à l’immobilité complète. Malheureusement, les jeunes, et en particulier les athlètes, sont eux aussi confrontés à l’usure de l’articulation du genou. Dans cet article, vous lirez tout ce que vous devriez savoir sur l’arthrose du genou.

L’arthrose du genou, c’est quoi ?

L’arthrose du genou est une maladie chronique dégénérative qui affecte le cartilage. Celui-ci est un matériau solide, lisse et élastique, composé de cellules qu’on appelle chondrocytes, dans le monde médical. La fonction du cartilage, qui recouvre l’extrémité des os, est d’absorber les chocs qu’il endure quotidiennement.

C’est grâce à une couche de protection que nous pouvons sauter, danser et marcher sans douleur. En cas d’arthrose du genou, le cartilage est affecté, ce qui le fait craquer et disparaître peu à peu. Par conséquent, les composantes sous-jacentes de la jambe sont exposées. Le patient ressent de la douleur dès que deux tissus osseux se frottent l’un contre l’autre.

Quelles sont les causes de l’arthrose du genou ?

Logiquement, l’arthrose du genou est liée à l’âge : plus une personne vieillit, plus la (sur)charge commence à peser sur ses articulations. Mais l’arthrose du genou se manifeste aussi chez les jeunes adultes, en particulier chez les jeunes athlètes. Il ne faut jamais sous-estimer la surcharge causée par l’entraînement intensif sur les articulations.

Chez d’autres personnes, les activités professionnelles peuvent causer une surcharge sur leurs articulations. L’obésité non plus ne doit pas être sous-estimée. Plus les articulations de vos genoux doivent porter de poids, plus vite elles sont surchargées. Il est important de trouver un équilibre entre une alimentation saine et suffisamment d’exercice, mais pas trop non plus.

En outre, d’autres problèmes médicaux peuvent être à l’origine de l’arthrose du genou. L’usure de l’articulation du genou peut survenir suite à un accident avec fracture de l’os de l’articulation ou d’une blessure du cartilage. L’arthrose peut aussi survenir de façon prématurée lorsqu’un morceau du ménisque est enlevé. Il en va de même pour les lésions du ligament croisé.

Quels sont les symptômes de l’arthrose du genou ?

Les patients souffrent principalement de douleurs articulaires. La douleur augmente lorsqu’ils prennent les escaliers, marchent ou restent longtemps immobiles. Les symptômes sont également plus prononcés au réveil, lorsque l’on se lève après être resté allongé toute la nuit. Ce phénomène est aussi appelé douleurs matinales.

Comme le patient souffre beaucoup, il a tendance à moins bouger, ce qu’il faut toutefois éviter. Les articulations, qui sont déjà raides de toute façon, deviennent de ce fait encore plus serrées, de sorte que le genou ne peut plus être étiré correctement. Faire du vélo demeure toutefois généralement possible.

Si le genou vient d’être mis à rude épreuve, il peut aussi paraître enflé. Quand les articulations sont moins sollicitées, les muscles s’affaiblissent également. Si vous avez des muscles plus faibles, vous avez moins de force. Résultat, une plus grande pression est exercée sur les articulations, ce qui augmente la contrainte sur le cartilage endommagé. Cela cause au patient encore plus de douleur. Enfin, le patient peut aussi avoir les « jambes en X » ou les jambes « en O ». Dans de tels cas, il est beaucoup moins stable. Les symptômes de l’arthrose du genou sont donc cycliques et doivent être traités le plus rapidement possible.

Comment diagnostiquer l’arthrose du genou ? 

Certains symptômes, tels que la douleur et la raideur des articulations, sont immédiatement perceptibles. Cependant, pour certains autres symptômes, tels que les difformités et les articulations gonflées, une radiographie peut s’avérer nécessaire. Les rayons X sont arrêtés par certains tissus du corps. Les rayons qui traversent le corps sont utilisés pour imager les tissus, c’est pourquoi on parle d’une image radiographique.

Comment traiter l’arthrose du genou ?

Les dispositifs non chirurgicaux

Une fois le diagnostic établi, différentes possibilités de traitement sont discutées avec le médecin. Ils essaieront d’abord d’éradiquer les symptômes par des moyens non chirurgicaux : par l’ajustement de votre style de vie, des exercices de renforcement musculaires, des injections et des médicaments (anti-inflammatoires). Nous expliquerons brièvement les différents traitements non chirurgicaux.

Adapter son style de vie

Si le patient présente un surpoids, il faut d’abord qu’il adopte un mode de vie sain. Il faut faire de l’exercice quotidiennement afin que la consommation d’énergie augmente, et adopter une alimentation équilibrée afin que l’apport énergétique diminue. Une diététicienne qualifiée peut dans un tel cas aider le patient, grâce à des conseils professionnels.

Les injections

Lorsqu’il y a un excès de liquide dans le genou, le médecin peut dans un premier temps l’aspirer. Puis, il injectera de l’acide hyalonique. Il est important de savoir que l’acide hyalonique n’a pas d’effet analgésique immédiat. La première réaction qui peut être déclenchée sera de la douleur, de la chaleur et une enflure. Le patient peut utiliser de la glace pour soulager ces effets. Au fil du temps, l’acide hyalonique procurera un effet analgésique et anti-inflammatoire. Certains patients ressentent cet effet pendant six mois, tandis que pour d’autres, l’acide hyalonique n’aura malheureusement aucun effet.

Les médicaments anti-inflammatoires

Ce médicament est administré pour supprimer l’inflammation et éradiquer l’enflure et la douleur. Il s’agit souvent d’une solution provisoire.

Les traitements opératoires

L’arthroscopie du genou ou chirurgie « par le trou de la serrure »

Lors d’une arthroscopie, les morceaux de cartilage détachés sont retirés. Cette opération est surtout pratiquée sur les patients jeunes et actifs, chez qui on veut retarder la pose d’un genou artificiel le plus longtemps possible.

La prothèse de genou

Lorsque l’usure est importante et que les symptômes ne peuvent être suffisamment soulagés par les techniques précédentes, il existe une dernière solution. La pose d’une prothèse de genou est une solution définitive. Il existe différents types d’articulations artificielles. Le choix de la prothèse dépendra de l’importance de la lésion de l’articulation du genou. Dans certains cas, il suffit de remplacer une partie du joint, c’est ce qu’on appelle l’arthroplastie partielle du genou.

Après l’opération, la flexibilité du genou dépend du degré de mobilité existant précédemment, mais également de la qualité de l’exercice physique que pratique le patient après son opération. Les risques de cette opération sont relativement limités. L’objectif ultime de l’arthroplastie du genou demeure de redonner la meilleure fonction possible au genou et d’améliorer la qualité de vie du patient.